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Le Groupe d’observation de la Tunisie (TMG) est une coalition formée de 20 organisations membres du réseau de l’Échange international de la liberté d’expression (IFEX). L’IFEX-TMG surveille les atteintes à la liberté d’expression qui se produisent en Tunisie pour attirer l’attention sur le grand besoin qu’a ce pays d’améliorer son dossier en matière de violations des droits de la personne.
Le TMG demande au gouvernement tunisien de libérer des journalistes
le 20 janvier 2010 - L’intimidation et le harcèlement des journalistes tunisiens ont monté d’un cran ces dernières semaines, selon ce que rapportent OLPEC et le TMG. Le TMG appelle le Parlement européen à soulever, dans les discussions avec le gouvernement tunisien, la question des violations de la libre expression. Les membres du TMG et de l’OLPEC s’inquiètent particulièrement de l’état de santé chancelant du journaliste emprisonné Taoufik Ben Brik. Le journaliste en ligne Zouhaïer Makhlouf n’a pas été libéré le 18 janvier comme il en était convenu.
Libérez Taoufik Ben Brik!
le 26 novembre 2009 - OLPEC demandant que vous aider le journaliste Tunisien Taoufik Ben Brik – SVP mettre cette bannière sur votre site internet. Il a été condamné le 26 novembre 2009 à 6 mois de prison ferme. Ben Brik a été incarcéré en octobre après la publication d'articles critiques sur la récente réélection du Président Zine al-Abidine Ben Ali. Ben Brik est accusé d'une présumée agression contre une femme, mais le mobile de son arrestation serait plutôt d'ordre politique. L’état de santé de Ben Brik, qui souffre d'une maladie chronique, est particulièrement préoccupant pour les membres du TMG. Pour plus d'information, voir les alertes sur la Tunisie et visitez: http://www.taoufik-ben-brik.net/home.html
La victoire est garantie; l’opposition est matraquée et la dissidence écrasée
le 28 octobre 2009 - Après avoir réduit son opposition, fait taire la dissidence et réprimé toute couverture médiatique indépendante, le président de la Tunisie, Zine El-Abidine Ben Ali, a été réélu pour un cinquième mandat le 25 octobre, selon ce que rapporte le Réseau arabe d’information sur les droits de la personne (Arab Network for Human Rights, ANHRI) et d’autres membres de l’IFEX.
CPJ honore Naziha Réjiba en lui décernant son Prix International 2009 de la Liberté de la presse
le 9 octobre - La liberté de la presse en Tunisie est fortement restreinte, et les journalistes indépendants sont harcelés sans relâche. C’est pourquoi le CPJ honore Naziha Réjiba en lui décernant son Prix International 2009 de la Liberté de la presse. Elle est l’une des journalistes les plus critiques de Tunisie, et rédactrice en chef du journal indépendant de nouvelles en ligne « Kalima », qui est bloqué en Tunisie. Réjiba, aussi connue sous le pseudonyme de Um Ziad, fait l’objet de mesures d’intimidation et de harcèlement depuis novembre 1987, soit depuis que Ben Ali est arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État. Son domicile et ses lignes téléphoniques sont surveillés; elle est régulièrement convoquée pour interrogatoire. Réjiba est la cofondatrice de Kalima, qu’elle a mis sur pied en 2000 avec la collaboration de l’éminente journaliste Sihem Bensedrine, qui fait elle aussi l’objet d’une étroite surveillance gouvernementale. Un an plus tard, les deux journalistes ont fondé l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’édition et de la création (OLPEC), qui se porte à la défense de la liberté de la presse. « Kalima » et l’OLPEC sont tous deux interdits en Tunisie.

 

Le TMG dénonce l'usurpation de l'indépendance du syndicat des journalistes tunisiens
le 16 septembre - Le TMG exprime son soutien au Bureau exécutif du SNJT élu démocratiquement et dénonce avec force le recours à la police et au pouvoir judiciaire pour usurper l'indépendance du syndicat. Le Bureau exécutive légitime du SNJT lutte pour l'indépendance syndicale, car il a été renversé illégalement par des personnes favorables au gouvernement à la mi-août, expulsé de ses bureaux à Tunis par la police et contraint d'annuler  son congrès extraordinaire prévu pour le 12 septembre. En revanche, les membres du Bureau exécutif du SNJT élus démocratiquement ont tenu une conférence de presse dans les bureaux de l'ATFD le 12 septembre, où des représentants de l'ATFD et d'autres ONG ont condamné avec force les violations flagrantes de la loi et du droit syndical ainsi que l'ingérence de la police politique dans les affaires internes du SNJT.

 

DES ALLIÉS DU GOUVERNEMENT PRENNENT LE CONTRÔLE DU SYNDICAT DES JOURNALISTES
le 19 août 2009 - Le gouvernement tunisien a « renversé » le conseil d’administration indépendant du syndicat des journalistes de Tunisie, rapportent l’Observatoire pour la liberté de la presse, d'édition et de création (OLPEC), le Réseau arabe d’information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI) et d’autres groupes membres de l’IFEX. Lors d’une séance extraordinaire tenue le 15 août, des membres du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) sont parvenus a imposer au syndicat un nouveau président et un nouveau conseil d’administration, composé entièrement de personnes favorables au gouvernement. Selon Reporters sans frontières (RSF), le président nouvellement élu, Jamal Karmawi, est bien connu pour être conseiller du secrétaire général du parti au pouvoir.  

« Il s’agit tout simplement d’un putsch orchestré afin d’assurer dans les médias une couverture positive maximale en faveur du parti au pouvoir à l’approche des élections », a déclaré le président du Groupe d’observation de la Tunisie organisé par l’IFEX (TMG), Rohan Jayasekera, de Index on Censorship. « Il est honteux de voir des journalistes vendre leur honneur aussi impudemment pour obtenir les faveurs d’un politicien. »

 

Le TMG exige la fin des agressions et de l'intimidation des journalistes et des défenseurs des droits de la personne avant les élections du mois d'octobre
le 22 juillet 2009 - Le TMG s'inquiète vivement du fait que les appels répétés aux autoritiés tunisiennes pour mettre un terme au cycle de répression des défenseurs des droits de la personne et des journalistes restent lettre morte à trois mois des élections présidentielles et parlementaires du mois d'octobre en Tunisie. Les membres du TMG ont conduit plusieurs missions d'enquête en Tunisie et ont surveillé de près les conditions d'exercice de la liberté d'expression en Tunisie depuis 2005.

Une des dernières victimes de ce cycle de répression est l'universitaire et bloggeuse Khadija Arfaoui (voir foto). Le 4 juillet, un tribunal de Tunis l'a condamnée par contumace à 8 mois de prison pour avoir "malicieusement publié de fausses nouvelles propres à troubler l'ordre public". Le cas trouve son origine dans un message portant sur le kidnapping d'enfants en Tunisie que Mme Arfaoui, âgée de 69 ans, avait mis en ligne sur sa page personelle de Facebook.


L'UIE décerne son Prix international de la Liberté de publier de 2009 aux fondateurs de l'OLPEC
le 11 juin 2009 - Trois des défenseurs de la libre expression les plus reconnus - et les plus visés - de la Tunisie se sont vu décerner par l'Union internationale des éditeurs (UIE) le Prix international de la Liberté de publier. Sihem Bensedrine, Neziha Rejiba et Mohammed Talbi, fondateurs d'OLPEC, ont été désignés conjointement lauréats du prix pour 2009 pour "leur courage exemplaire dans la préservation de la liberté de publier ". Le travail de l'OLPEC comme chien de garde de la presse et de l'édition " a souvent fait s'opposer ses trois fondateurs... aux autorités tunisiennes et mis leur sécurité en danger ", dit le président de l'UIE, Herman P. Spruijt. "En conséquence, l'OLPEC n'a pas de statut juridique en Tunisie, et ses membres doivent travailler dans des conditions extrêmement difficiles ", ajoute-t-il.
Le gouvernement derrière la campagne en vue de déstabiliser un syndicat de médias
le 20 mai 2009 - Le gouvernement tunisien tente de miner le syndicat des journalistes, une tactique de plus dans sa campagne incessante pour réduire au silence les médias indépendants, disent le TMG et d'autres groupes membres de l'IFEX. Le 4 mai, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), affilié à la Fédération internationale des journalistes (FIJ), a publié un rapport critiquant l'absence de liberté de presse en Tunisie. Par la suite, la FIJ rapporte que des journalistes favorables au gouvernement ont entrepris une campagne afin de renverser la direction du syndicat et produire un nouveau rapport qui minimise les violations.

Le président du syndicat Néji Bghouri a été empêché de prendre la parole lors du lancement du rapport à Tunis. Le TMG rapporte qu'il continue à faire face à des menaces et à des insultes.

Signez: Pétition de soutien au Syndicat National des Journalistes Tunisiens.


LA STATION DE RADIO INDÉPENDANTE KALIMA ASSIÉGÉE
le 4 février 2009 - Le fin janvier, des policiers tunisiens en civil ont encerclé les locaux d'une station de radio par satellite qui venait tout juste d'être inaugurée et ont procédé à une descente au cours de laquelle ils ont détenu un des journalistes, dernier affront en date au journalisme indépendant dans le pays, rapportent le TMG et des autres membres de l'IFEX. Radio Kalima a été lancée par la même équipe qui dirige le site de nouvelles en ligne Kalima, bloqué localement. La station a entrepris de diffuser par satellite au début de la semaine dernière, en plus de sa programmation radio qui n'était jusque-là disponible que sur le web.

Sihem Bensedrine, championne dévouée de la libre expression et rédactrice de Kalima, a déclaré à l'IIP qu'elle était convaincue que c'était le lancement de la radio par satellite qui avait suscité l'assaut de la police. "Il s'agit de toute évidence d'un moyen de faire taire cette radio, a dit Bensedrine... Ils (les autorités) peuvent tout contrôler sur terre. Ils ne peuvent contrôler le ciel, et c'est pour cela qu'ils réagissent comme cela. Nous allons continuer à radiodiffuser par satellite, même après ce qui est arrivé aujourd'hui, et Radio Kalima ne sera jamais réduite au silence."

  • 25 juillet 2009 - La fête de la république (52ième anniversaire)
  • 25 octobre 2009 - elections présidentielles et parlementaires à Tunisie
  • 7 novembre 2009 : 22ième anniversaire du coup Ben Ali