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Le Groupe d’observation de la Tunisie (TMG) est une coalition formée
de 18 organisations membres du réseau de l’Échange
international de la liberté d’expression (IFEX). L’IFEX-TMG
surveille les atteintes à la liberté d’expression
qui se produisent en Tunisie pour attirer l’attention sur le
grand besoin qu’a ce pays d’améliorer son dossier
en matière de violations des droits de la personne.
le 10 juillet 2008 - L'AMJ et le TMG ont demandés au Président Nicolas Sarkozy de ne pas sous-estimer les
violations des droits de l'homme en Tunisie au moment où il posera les fondements d'une Union pour la Méditerranée
lors du sommet de Paris le 13 juillet. La France assure jusqu’au 31 décembre 2008 la présidence du Conseil de
l'Union européenne.) Les groupes ont écrit à M. Sarkozy pour lui faire part de leur
"vive inquiétude" face au "recours accru des autorités
tunisiennes à la censure, à l’intimidation et à la violence."
le 6 mai 2008 - L'Observatoire pour la liberté de presse, d'édition et de création (OLPEC) célèbre la journée internationale de la liberté
de la presse dans un contexte de détérioration générale de la liberté
d’expression en Tunisie. Malgré une rhétorique abondante développée par les autorités publiques en
faveur de la liberté d’expression, celle-ci est sévèrement contrôlée et la
censure n’a jamais été autant pratiquée.
le 11 avril 2008 - Le 3 avril, le plus haut
tribunal d'appel de Tunisie a maintenu la peine d'un an de prison
imposée à Slim Boukhdhir. Le TMG a condamné le jugement inique rendu le vendredi
18 janvier. "Il est évident que la cour a reçu l'instruction
de rendre un verdict aussi vindicatif et a caractère politique," a déclaré Mohamed Abbou,
éminent défenseur des droits de la personne et ancien prisonnier d'opinion, qui
a suivi le procès au nom du TMG. OLPEC, RSF et CPJ ont condamnés aussi le jugement.
le 11 avril 2008 - Depuis un
mois, la Tunisie est sous les feux aux Nations Unies. Le Comité des Nations
Unies sur les droits de la personne, qui suit de près la mise en oeuvre du
Pacte international relatif aux droits civils et politiques, a passé en revue
récemment la Tunisie et fait part de ses graves préoccupations à propos des
limites à la liberté d'expression. Le 8 avril, la Tunisie a retenu l'attention à la première session de la Revue périodique universelle des Nations Unies. Cette revue est un examen rigoureux des dossiers des États membres des Nations Unies en ce qui concerne les droits de la personne. Au nom du TMG, le PEN International, l'Union internationale des éditeurs (UIE) et le Comité mondial pour la liberté de la presse ont soumis des documents pour la revue. (Voir: http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/UPR/PAGES/TNSession1.aspx) Comme les ONG ne sont pas autorisées à prendre la parole lors de la revue, les ONG tunisiennes basées en Suisse ont organisé le 7 avril à Genève un rassemblement contre la torture. L'UIE a fait une présentation à la rencontre, parrainée conjointement par le TMG, pour attirer l'attention sur le cas de Slim Boukhdhir. le 3 avril 2008 -
L'OLPEC se félicite de la libération de l'humoriste tunisien, Hédi
Ouled Baballah survenue le 20 mars 2008 à l'occasion du 52ème
anniversaire de l'indépendance du pays. Ce dernier a bénéficié d'une
libération conditionnelle après avoir passé plus de 2 mois en prison. Le TMG
a demandé la libération de Baballah, inculpé et incarcéré en février sur la foi
de preuves douteuses. C'est là en réalité, le châtiment qu'il
s'est attiré pour avoir fait une imitation du président du pays. L'élément déclencheur semble avoir été un enregistrement privé de
l'imitation satirique, par Baballah, du Président Ben Ali, qui s'est répandu à
travers le pays par téléphone mobile. (Écoutez au:
http://www.archive.org/details/HdiOuledBaballah). (Photo: Kalima) le 5 mars 2008 - Les membres du TMG expriment leur émoi et leur
consternation devant le traitement qui a été réservé à Sihem Bensédrine et Omar Mestiri, deux militants des droits de la personne, à
leur arrivée en Tunisie le 3 mars 2008. Les deux militants sont arrivés
d’Europe au port de La Goulette. À leur arrivée, ils ont été retenus par les
agents des douanes pendant six heures, période pendant laquelle Bensédrine a
été brutalisée, laissant son corps couvert d’ecchymoses. Les agents des douanes
ont confisqué les téléphones cellulaires, les documents et les disques durs des
ordinateurs de Bensedrine et de Mestiri – et ont copié les fichiers et les mots
de passe de leurs ordinateurs portables.
Cette agression succède à une attaque récente contre Samia Abbou et Fatma Ksila, deux militantes
qui ont été agressées par la police le 18 février à Sousse. « Il m’est difficile de croire que, quelques
jours à peine avant la Journée internationale de la Femme, le gouvernement tunisien puisse
apporter sa caution à une agression aussi haineuse contre une femme »,
déclare le président du TMG de l’IFEX, Rohan Jayasekera, du groupe Index on
Censorship.
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